Ce blog parle du poker, de ma progression depuis le jour où j'ai découvert ce jeu, de mes résultats, de mes doutes et de mes espoirs. (Ce blog se lit chronologiquement, en partant de la fin. "MyKQ" se prononce "Mike")
mercredi 30 septembre 2009
Sept 09 - Breakeven again
J'enregistre un gain de 14.50€ sur le mois, en partie graçe à 43.73€ de bonus & rakeback.
En cash-game :
- Texas Hold'em : -158.22$, en NL10 à NL50 (sur une douzaine d'heures et un peu plus de 4000 mains. A noter, une session où je destack 3 fois (une fois avec brelan vs flush, une fois avec overfull vs carré, une fois avec top-2-pairs contre top-and-bottom qui touche sa flush à la river.)
- Texas Hold'em live chez Enkil : -15€
- Omaha High PL : +12.88$ (PLO 10, principalement shorthanded) sur une douzaine d'heures et à peu prés 2200 mains.
En MTT :
- Texas Hold'em : -23.14$ sur 33 MTT, principalement entre 6.50$ et 11$
- Autres : -1.60$ (2 satellites FTOPS : Omaha H/L & Horse)
En SNG :
- Satellites FTOPS : -1.70$ sur 35 SNG
- Double or Nothing : +0.40$ sur 23 SNG (entre 2.75 & 6.05$)
- Turbos 9men : +93.70$ sur 28SNG 12$ ou 16$
- Live chez Enkil : +65€
- Autres : -4.44$ sur 7 SNG faibles buyins
En résumé, mes performances en Cash-game se dégradent complétement. Je compense par de bons résultats en SNG. Je vais essayer de faire un peu plus de SNG en octobre pour voir si ces bons résultats sont juste de la "bonne variance" ou si comme je le pense j'ai bien un edge technique sur ce format.
Total Bankroll : 3038.02€ (+14.50€ sur le mois)
Total Dépenses : 1139.25€ (+58.80€ sur le mois - réinscription au Grinderschool + achat tapis)
Gains Cumulés : 3207.02€ (+14.50€ sur le mois)
Psychanalyse (part 2)
Lors d’un précédent billet, je vous faisais part de ce que je pensais être mes 2 principaux problèmes de joueur de poker :
- Le manque de concentration
- La peur de perdre de l’argent
Voici les actions que je me propose de mettre en œuvre pour essayer de corriger ces défauts :
Par rapport au manque de concentration :
Mathiew Hilger, dans son livre « The Poker Mindset », définit le tilt comme le fait de ne pas jouer son « A-game ». Cette définition (considérablement plus large que celle habituellement retenue par les joueurs de poker) me plait vraiment beaucoup. Finalement, lorsque je me balade sur les forums pour tromper l’ennui d’une partie de poker qui s’éternise un peu, je suis en train de tilter (tilt mineur, mais tilt quand même) : je sais que je dois et que je peux jouer de manière plus efficace, mais volontairement je ne le fais pas et donc je cède de l’EV.
Que dois t’on faire lorsque l’on est en train de tilter ? La réponse est bien sûr « Arrêter immédiatement de jouer ». En tournoi, c’est pas toujours possible, mais en cash, il suffit de se lever de sa table !
Action : Lorsque je tilt (au sens, « lorsque je ne joue pas mon A-game »), je dois arrêter de jouer.
Quelques exercices pour améliorer ma concentration :
- Lorsque je joue une seule table, observer attentivement le joueur à ma gauche et prendre un maximum de notes sur lui. Lorsque je joue plusieurs tables, idem, mais avec l’un des joueurs qui est à plusieurs de mes tables.
- Jouer sur une table sans tracker à un niveau équivalent à mon niveau habituel. Catégoriser mes adversaires et développer des reads.
- Jouer en CG HU
- Faire un SNG à faible buyin en masquant mes cartes. Cela doit me forcer à jouer en fonction de mes adversaires et de la situation plutôt qu’en fonction de mes cartes.
Par rapport à la peur de perdre de l’argent :
Le poker est un jeu d’argent. Les performances se mesurent donc à l’argent perdu ou gagné. Comment peut-on prétendre être un bon joueur si l’on perd plus que l’on ne gagne ? Or le poker est aussi un jeu où les résultats à court terme ne sont pas nécessairement en relation avec le fait de bien ou mal jouer. Ce n’est que sur le long terme que le talent devient un facteur prédominant à la chance.
Si j’observe un graphique de mes sessions et des gains/pertes cumulées, mes très mauvaises sessions ne sont pas vraiment significatives par rapport à l’allure générale du graphique. Le soucis est plutôt psychologique : au lieu de me dire « J’ai perdu 200$ aujourd’hui, mais ce n’est rien en regard des 4500$ que j’ai gagné depuis que je joue.», je me dis « J’ai perdu 200$ aujourd’hui, j’aurais pu m’acheter plein de trucs avec cet argent, et je vais mettre un temps fou pour récupérer cette perte ».
Si je veux pouvoir progresser, il faut que je me désensibilise à la valeur de mon bankroll et à la valeur des jetons sur la table.
Alors pourquoi ais-je aussi peur de perdre de l’argent ? C’est sans doute une question d’ego et de peur de ne pas être à la hauteur. Je ne veux pas faire partie de cette grande majorité de joueurs perdants alors je ne prends pas de risques. Si c’est ça, je devrais sans doute abandonner le poker et me mettre à des activités moins risquées tels que le point de croix ou la contemplation béate de séries télévisées débiles. Cette peur est d’autant plus ridicule que mon bankroll aujourd’hui est 100% freeroll (que de l’argent gagné, mon investissement financier est nul).
Evidement, mon investissement poker global, lui, n’est pas nul, puisque j’ai acheté pas mal de livres, un peu de matériel, que je suis adhérent au CP95, à Grinderschool, et à l’ACF. Tout ça, c’est des dépenses qui, bien qu’inférieure à mes gains, n’en demeurent pas moins réelles.
Pour pouvoir être totalement certain d’être un joueur « gagnant » et ne plus avoir de doutes possibles là-dessus, il faut que je parvienne à couvrir totalement toutes mes dépenses liées au poker, et que d’autre part je puisse en tirer des revenus (mêmes modestes). Une fois cela accompli, il ne me sera plus possible d’avoir peur ... enfin, peut-être ...
En consultant les différents forums à la recherche d'un peu d'aide, j'ai trouvé cet article : http://www.pocketfives.com/poker-forums/7/sng-multitable-sng-mtt-bankroll-management-chart-and-guide-3682562. Celui-ci préconise de prélever régulièrement un peu d'argent de son bankroll à la fois pour se faire plaisir (quel est l'intérêt de gagner de l'argent au poker si on n'en profite pas), et pour chasser ses rèves (taking shots at bigger events).
De nombreux joueurs déconseillent de retirer de l'argent de son bankroll avant que celui-ci soit suffisant important, car cela ralentit fortement la progression. Je suis convaincu par cet argument, mais actuellement, mon bankroll est trop important pour les niveaux auxquels je joue avec confiance. Donc, jusqu'à ce que regagne la confiance et le courage de jouer en NL100, je vais suivre les conseils de l'article ci-dessus en matière de "cash-out strategy".
Action : Prélever mensuellement un rake sur toutes les parties de cash et les tournois selon les recommandations de l'article de Jennifear pour :
- constituer une réserve qui me permettra de tenter des coups à plus hautes limites ou pour participer à des tournois que mon bankroll ne permet pas aujourd'hui ... un peu comme un "auto-staking".
- commencer à extraire des dividendes du poker, afin de réduire progressivement mon investissement poker total jusqu'à le ramener à zéro.
HU: 2% of your buyin
STTs: 3% of your
buyin
18-man: 4% of your buyin
45-man: 5% of your
buyin
90-man: 6% of your buyin
180-man/MTT: 8% of your
buyin
Cash-game : 2bb / heure
Also remove all Rakeback/Bonuses
earned
Le montant de ce "rake-personnel" sera prélevé uniquement si le mois est positif, et dans la limite du gain réalisé sur le mois.
Exemple : Si je fais 60 SNG à 6.5$ et 40 SNG à 16$, je prélève un rake de 3% *(60*6.5 + 40*16) = 30.90$ répartis par moitié entre dividendes et réserve. Si je fais 20h à 2 tables de NL25$, je prélève un rake de 2% * (2*.25*20) = 20$
Effet attendu :
- Psychologiquement : Avoir la satisfaction de tirer des gains du poker.
- Me permettre occasionnellement de jouer à des niveaux supérieurs à ce que mon bankroll permet (taking shots).
- Stagnation de mon bankroll, mais pour l'instant, ça ne me démange pas trop de revenir en NL100.
mardi 22 septembre 2009
Psychanalyse
Comme vous avez pu vous en rendre compte à la lecture de mon blog depuis plusieurs mois, mes résultats sont assez stagnants, et ma motivation semble marquer le pas.
Un peu d’introspection s’avère nécessaire pour essayer de redresser la barre.
Quels sont mes plus gros problèmes ?
J’en vois deux qui sont énormes et critiques pour un joueur de poker :
- Le manque de concentration
- La peur de perdre de l’argent
Le manque de concentration
Ce défaut se manifeste surtout on-line. Trop souvent, je commence à faire autre chose qu’observer attentivement ce qu’il se passe à la table : en particulier, je navigue très/trop souvent sur les forums. Je loupe donc des informations essentielles sur les schémas de mise de mes adversaires et sur leurs tendances. L’utilisation de PokerTracker aide un peu à contrer ce manque d’information, mais pas assez pour que ce soit vraiment satisfaisant.
Lorsque je ne fais pas autre chose, je joue souvent trop de tables à la fois pour pouvoir vraiment tirer partie des faiblesses de mes adversaires. Mon attention passe d’une table à l’autre sans que je ne parvienne à tirer le moindre indice ou la moindre conclusion de ce que je vois. Je joue comme un robot, sans réfléchir et sans prendre en compte les tendances de mes adversaires.
La peur de perdre de l’argent
Malgré un bankroll très confortable, je me retrouve souvent sur la défensive, avec la peur au ventre dès que je fais face à beaucoup d’agression ou que le pot se met à grossir. La peur du « Monstre sous le lit » me fait régulièrement jeter des mains fortes voire parfois très fortes. S’il peut arriver que je fasse de « good laydowns », le plus souvent je jette une main qui a de forte probabilité d’être devant. Il en résulte un jeu weak-tight qui me hante depuis plusieurs mois. Bref, j’ai une forte aversion au risque.
D’autre part, je ne suis pas à l’aise à jouer des montants que mon bankroll permet. Mon bankroll devrait me permettre de jouer sans problèmes en NL100€ ou faire des SNG à 60$. Mais je tremble à l’idée de m’assoire à une table avec autant d’argent. Une session de perte m’affecte psychologiquement alors que ça ne devrait pas. Bref, je ne parviens pas à vraiment dissocier mon bankroll poker de sa valeur monétaire.
J’ai très certainement plein d’autres défauts, en particulier techniques, mais je pense que tant que je n’aurais pas surmonté les 2 problèmes majeurs ci-dessus, la progression technique ne pourra pas faire de miracles. Je vais donc tacher de mettre en place un plan d’actions d’ici la fin du mois pour essayer de corriger (ou tout du moins réduire) leurs effets dévastateurs. Si vous avez des idées, je suis tout ouïe.
vendredi 4 septembre 2009
Août 09 - Les nuages s'éloignent
Je termine donc le mois positif de 271.07 € (dont 52.34€ de bonus/rakeback) pour pratiquement 100 heures de jeu.
SNG : +391.45$ sur 82 SNG, principalement à 6.50$ ou 16$
Beaucoup de 1ère places (25%) et d'ITM (43%) ce qui fait un ROI exceptionnellement fort ce mois çi (39%).
MTT : +57.91$ sur 95 MTT à buyin et nombre de participants variables.
- 18men (SNG 2tables) de 3.40$ et 6.50$ : 18 participantions pour un gain +3.40$
- 45men (SNG 5tables) de 3.25$ à 12$ : 47 participations pour une perte de -57.75$
- 180men (SNG 20tables) de 2.20$ à 12$ : 19 participations pour un gain de 61.92$
- autres : 11 participations pour un gain de 50.34$
CG : -151.19$ sur environ 27h pour un peu plus de 2000 mains
- dont -100€ perdus à l'ACF.
Manifestement, mon jeu de CG s'est considérable déterioré ces derniers temps. Je continue de jouer excessivement weak-tight et à avoir peur de "monstres sous le lit" en permanence. En revanche, j'ai pas mal de chance en SNG mais je ne m'attends pas à continuer sur ce rhytme pendant très longtemps.
Total Bankroll : 3023.51 € (+271.07€ sur le mois)
Total Dépenses : 1080.45€ (+40€ sur le mois - réinscription au CP95)
Gains Cumulés : 3192.51€ (+271.07€ sur le mois)